David Guiraud aux côtés des lycéens mobilisés
Publié le 7 octobre 2026|

Avec 12 lycées, dont 8 établissements publics et 4 privés, Roubaix compte près de 6 000 lycéens. Un public nombreux, directement concerné par les enjeux qui touchent aujourd’hui la jeunesse et l’avenir du système éducatif. Alors que les mobilisations lycéennes prennent de l’ampleur, la parole des élèves s’impose dans le débat local. Revendications, soutien politique, dialogue avec les institutions et maintien de l’apaisement : quel rôle la municipalité peut-elle jouer face à cette mobilisation ? Nous avons posé quelques questions au maire, David Guiraud.
Quelles sont les principales revendications portées aujourd’hui par les lycéens ?
Les lycéens nous ont fait part de beaucoup de préoccupations concrètes : sur les rythmes scolaires, sur l’entretien des lycées, sur la nocivité de Parcoursup, tout comme des problèmes pratiques comme les pauses repas bien trop courtes… Tout cela témoigne d’un dysfonctionnement généralisé.
Vous avez pris publiquement position en soutien aux lycéens. Qu’est-ce qui motive cette prise de position ?
C’est la jeunesse de Roubaix. Je suis leur Maire et c’est ma responsabilité d’être à leurs côtés, d’être sensible à leurs problèmes et à leur vie en général. Je suis particulièrement fier de les représenter.
À l’échelle de la municipalité, quelles initiatives comptez-vous mettre en place pour permettre aux lycéens de faire entendre leur parole et leurs préoccupations ?
Depuis le début du mouvement, mon mandat consiste à permettre aux lycéens mobilisés de pouvoir exercer leurs droits démocratiques. Nous nous déployons à chaque blocage pour faire de la médiation, éviter les affrontements et les dégradations, et empêcher la répression du mouvement. Pour le reste, c’est aux lycéens de décider, en responsabilité, de leurs actions et de leur calendrier.
Lors du rassemblement du 6 octobre, vous avez accompagné les lycéens. Comment cet accompagnement a-t-il été organisé par la municipalité ?
L’ensemble des services de la Ville se sont mobilisés pour garantir un point de rassemblement et une manifestation sécurisée et festive. Cela fait bien longtemps que notre Ville n’avait pas accompagné aussi fortement un tel moment. Je remercie d’ailleurs les agents pour leur mobilisation : la Police Municipale, le service évènementiel, le Centre technique municipal (CTM), les Espaces verts et tant d’autres ont été mobilisés pour que tout se passe au mieux !
Vous avez permis à des représentants lycéens de rencontrer et d’échanger avec le directeur académique. Que ressort-il de cette rencontre ?
Les représentants lycéens ont pu exprimer, avec beaucoup de clarté et de responsabilité, toutes les problématiques qui les touchent et que j’ai pu lister en début d’entretien. Nous en étions à un stade d’écoute, important, puisqu’ils étaient face à deux figures institutionnelles locales majeures : la direction académique et la préfecture. Je souhaite que cette rencontre appelle à des actions concrètes pour la jeunesse de Roubaix, et la jeunesse française en général !
Vous avez appelé à l’apaisement dans le contexte actuel. Quel rôle un maire doit-il, selon vous, jouer face à une mobilisation lycéenne et pour favoriser le dialogue ?
Mon rôle est simple : préserver la ville des dégradations, et permettre l’expression démocratique des jeunes en les protégeant et en sécurisant leurs actions. J’insiste sur cela : la répression menée par le gouvernement est féroce, et m’inquiète beaucoup pour la sécurité des jeunes. Je suis aussi sur le terrain depuis le début du mouvement pour que tout se passe au mieux. Je reste mobilisé pour permettre la libération de la parole lycéenne de Roubaix : je les inviterai à s’exprimer lors de notre prochain conseil municipal, et je défendrai leurs revendications auprès des décideurs !






