La Maison du Positive Lab : un lieu pour parents et enfants
Publié le 20 octobre 2026|

À La Maison du Positive Lab, l’objectif est d’abord de créer du lien. Ce lieu de soutien et d’accompagnement à la parentalité accueille les familles dans une ambiance conviviale, « comme à la maison ». Ateliers parents-enfants, temps de parentalité « Enfant Deviendra Grand », Lab Extraordinaire ou festivités permettent aux familles de se rencontrer, d’échanger et de partager du temps avec leurs enfants.
À première vue, La Maison ressemble à un lieu d’activités pour enfants. On y vient pour une séance de pâtisserie, de lecture, de peinture ou de sport… Mais pour l’équipe de Positive Lab, l’essentiel se joue souvent après l’atelier, lorsque les parents se retrouvent autour d’un café. « J’aime dire que les ateliers sont un prétexte », explique Nelly Logez-Deschamps, coordinatrice du Positive Lab. « Les enfants s’occupent, et les parents tissent peu à peu un lien de confiance. Ensuite ils peuvent parler. »

La Maison
L’association souhaite proposer aux familles un espace où sortir de chez soi, rencontrer d’autres parents et découvrir des activités. « 80 à 85 % des familles vivent en appartement. Elles ont besoin de sortir de chez elles avec leurs enfants », explique Amélie Baccart, qui anime les ateliers.
Le nombre de participants est volontairement limité. « On prend six à huit enfants maximum selon l’activité », précise-t-elle. « On limite pour préserver l’ambiance familiale du lieu. » Car l’objectif ne se limite pas à occuper les enfants. Une fois l’activité terminée, les parents peuvent continuer à discuter. « C’est également cet échange entre pairs qu’on cherche », résume-t-elle.
Une dynamique inclusive
L’accueil des enfants en situation de handicap ou ayant des besoins particuliers occupe une place importante dans le projet via le dispositif Eveil pluriel. Mais le Positive Lab refuse de créer des activités qui sépareraient ces enfants des autres. « Nous, on ne parle pas de handicap si les parents ne nous en parlent pas », explique Amélie.
Nelly développe : « Il n’y a pas d’ateliers pour enfants en situation de handicap, mais des ateliers pour les enfants, quelle que soit leur situation. » L’association parle d’ailleurs de « dynamique inclusive », plutôt que simplement d’inclusion. Pour Nelly, cette dynamique concerne tout le monde : les parents, les professionnels, les enfants, mais aussi les structures qui accueillent les familles. « Chaque partie prenante de la société peut enclencher cette dynamique. C’est une conviction profonde, et on la porte partout, tout le temps », affirme-t-elle.

Le Lab Extraordinaire
Le Positive Lab propose également le Lab Extraordinaire, un rendez-vous destiné aux parents d’enfants à besoins particuliers ou en situation de handicap.
Trois jeudis par mois, les parents peuvent arriver entre 9 heures et 11 heures, sans horaire imposé. Selon les thèmes, des professionnels partenaires viennent apporter leur expertise. Aujourd’hui, Célia Boul co-anime notamment un atelier avec Solène Melloul Hespel, psychologue clinicienne. Le principe repose sur le partage d’expériences. Des parents référents peuvent également s’impliquer bénévolement pour écouter et accompagner d’autres familles. L’objectif est de ne pas laisser les parents seuls face aux interrogations qui peuvent apparaître au fil du parcours.
La professionnalisation
Le Positive Lab développe également une activité de formation. L’équipe conçoit les sessions proposées, notamment à destination des professionnels de la petite enfance. Au programme : gestion des émotions, approche sensorielle, écrans et numérique, ou encore accueil des enfants en situation de handicap. Depuis le printemps, l’association est devenue son propre organisme de formation. Elle a également engagé une démarche de certification Qualiopi.
La recherche
Le Positive Lab mène enfin un travail de recherche autour de la prévention précoce et de l’accueil des enfants en situation de handicap. Nelly, chercheuse en sciences de l’éducation et de la formation, travaille notamment sur les crèches qui accueillent des enfants en situation de handicap, de polyhandicap ou présentant des singularités.
Son objectif : comprendre pourquoi certaines structures parviennent à mettre en place cet accueil dans de bonnes conditions. « Beaucoup de gens cherchent les problèmes ; nous, on veut dire : « Là, ça va bien, pourquoi et comment ? » » L’idée est ensuite de pouvoir tirer de ces expériences des méthodes utiles à d’autres professionnels. Cette approche résume bien le nom de l’association : le Positive Lab.

Des moments de partage
Parmi les souvenirs qui ont marqué Nelly, un atelier organisé pendant une période où Ramadan, Carême et Pourim, une fête juive, se déroulaient en même temps. Trois mamans avaient alors échangé sur leurs pratiques et leur quotidien. « C’était un partage d’expérience, j’ai adoré. C’est pour ça qu’on est là », raconte-t-elle.
Un autre souvenir est beaucoup plus difficile. Une maman fréquentait La Maison avec sa fille depuis quelques semaines. L’équipe a finalement compris qu’elles dormaient à la rue. « Elle ne demandait rien à personne, elle en parlait très naturellement. » L’association a alors activé son réseau afin de trouver une solution.
Ces deux histoires illustrent la place que le Positive Lab cherche à occuper : un lieu où l’on vient d’abord pour une activité, mais où peuvent aussi émerger des discussions, des liens et, lorsque c’est nécessaire, des besoins d’accompagnement.
Contacts
La Maison du Positive Lab
13 rue Coligny, Roubaix
contact@positive-lab.org
06 11 76 96 88
© Crédit photos : Positive Lab




