3 questions à l’autrice Carole de Boyer d’Eguilles
Publié le 20 juillet 2026|

À travers La petite musique de la vie, Carole de Boyer d'Eguilles signe un recueil de quinze nouvelles, qui explore les liens humains à travers des histoires du quotidien. Journaliste de formation puis communicante, elle revient sur la genèse de son premier livre.
Plusieurs de vos nouvelles s’ancrent directement dans la métropole lilloise, et notamment à Roubaix, autour de lieux emblématiques comme le parc Barbieux. Pourquoi avoir choisi ce territoire pour y faire résonner vos intrigues ?
J’ai grandi en Île-de-France, mais je voulais rendre hommage à la métropole qui m’accueille depuis le début des années 2000. J’y ai repris des études en communication à Roubaix, après un parcours en histoire américaine puis un master en journalisme à l’Université Sorbonne Nouvelle. Roubaix fait aujourd’hui partie de mon quotidien. Chaque matin, je traverse le parc Barbieux pour me rendre au travail. J’aime aussi y lire, fréquenter La Condition Publique ou encore le musée La Piscine. Avant de venir étudier ici, je vivais à Paris, mais j’ai été séduite par cette ville marquée par le street art et son identité si particulière. Tous ces lieux nourrissent naturellement mon imaginaire et se retrouvent dans mes histoires.
Entre ce jeune cadre en maillot de bain, ce père qui ne se coupe plus les cheveux ou cette femme sur un site de rencontres, vos points de départ sont très visuels et intrigants. Comment vous est venue l’idée d’écrire ces nouvelles ? Est-ce le fruit d’observations du quotidien ?
Oui, mes histoires prennent souvent naissance dans des situations réelles ou des observations du quotidien. Je pars d’un fait ou d’une anecdote, puis je construis une histoire autour. Dès le début de l’écriture, j’ai toujours la chute en tête. Elle guide toute la construction de la nouvelle. Au départ, le recueil comptait une vingtaine de récits. Au fil du travail éditorial, nous avons resserré la sélection autour d’un thème qui me tenait particulièrement à cœur : les liens qui unissent les êtres, qu’ils soient familiaux, amicaux, amoureux ou de voisinage. J’aime aller à la rencontre des gens. C’est d’ailleurs ce qui m’a conduite vers le journalisme, où j’ai travaillé pour plusieurs magazines spécialisés. Aujourd’hui, je suis chargée de communication interne et marque employeur à l’EDHEC. Mon goût pour les rencontres et les échanges nourrit encore aujourd’hui mon écriture.
Le titre de votre recueil évoque « une petite musique ». Au fil des pages, on croise des chansons qui forment une bande-son. Si vous deviez choisir un seul morceau pour résumer l’ambiance de votre livre, lequel serait-il ?
Je choisirais sans hésiter L’Hymne à la joie de Beethoven. J’espère que les lecteurs refermeront le livre avec le sentiment d’avoir passé un bon moment. La musique accompagne les personnages tout au long du recueil et participe à créer cette atmosphère faite de tendresse et d’émotion.
La petite musique de la vie (Il Est Midi Éditions), 18 €, disponible sur commande auprès de l’éditeur et en librairie.






